Besoins en eau de l’agriculture intensive

L’augmentation constante des élevages intensifs en France et surtout en Bretagne a des conséquences directes sur l’apparition des marées vertes. L’élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l’excès d’engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail.

De plus, la gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d’eau potable.

Au niveau de l’eau, environ 5 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d’aliments d’origine animale contre 1 000 litres si l’origine est végétale. En effet, l’élevage nécessite des quantités colossales d’eau : pour produire 1 kg de boeuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre ! Un gâchis irresponsable alors que la demande et la mauvaise qualité de l’eau en France sont devenues inacceptables.

Besoins en eau

Des chiffres nuancés par l’Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes (INTERBEV) qui souligne dans un communiqué que 94% de l’eau nécessaire à la production de la viande de boeuf provient de l’eau de pluie. Ce qui n’exclut pas que celle-ci puisse être utilisée plus efficacement et notamment pour la recharge des nappes d’eau très affectées par les sécheresses récurrentes en France.

Mais ce n’est pas tout, l’élevage est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau : principalement les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais, les pesticides utilisés pour les cultures fourragères et les sédiments des pâturages érodés.

Enfin, selon la commission européenne, l’élevage est responsable de 64% des émissions d’ammoniac (NH3), une des principales causes des pluies acides. Les précipitations s’acidifient au contact de l’ammoniaque présent dans l’air (gaz très soluble dans l’eau), perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol causant le dépérissement forestier et l’altération des systèmes hydrologiques où lon observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement d’acidité

Donc manger moins de bœuf mais pourquoi ne pas aller plus loin ? Faire la différence dans la manière dont les produits que vous consommez au quotidien sont fabriqués.

(Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2202_surconsommation_viande.php)

Aujourd’hui un acteur clef : le consommateur, toi, moi, nous tous au quotidien.

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