En Chine

Dr Reeves

Négatif Positif
Mesure Bouleversements mesure antibraconnage
mesure pas de controle mesure limitation peche
mesure utilisation mesure zone conservation

Balance

  • Au total, la balance penche nettement du côté négatif car les mesures positives prises sont limitées et peu efficaces.
  • Cliquez sur les rectangles rouges ou verts pour en savoir plus…

Comme nous le voyons dans la situation du Yangtsé, la nature est façonnée par les activités humaines, certaines récentes, d’autres plus anciennes. Certains secteurs conservent cependant, selon leur histoire et leur occupation, un caractère spontané naturel dont la bonne santé est un indicateur fiable de celle de l’eau. Ce sont les milieux naturels.

  1. En Chine, c’est l’Etat qui est propriétaire de l’eau. C’est donc lui qui va décider d’une politique de gestion de l’eau, établir les plans à l’échelle du pays, donner des instructions aux régions pour protéger cette eau et la rendre potable.
  2. La Chine, en plein développement économique, ne s’est pas trop préoccupée de son environnement, en particulier de ses grands fleuves et pas seulement du Yangtsé (voir le dossier Agir 3 : “Pourquoi donc“)
  3. Mais, en même temps, elle a adopté la Convention de Ramsar en 1992 sur la conservation des zones humides. Depuis, 46 sites de zones humides de ce pays sont inscrits et concernent 4 millions d’ha. Par comparaison, en France 43 sites sont inscrits (3,6 millions d’ha) et 11 en Suisse (0,015 millions d’ha). Voici un exemple d’une zone inscrite en 2011 : la zone humide du lac Hubei Dajiu (9320 ha, 31°28’14“ N – 110°02’51“ E).
  4. Bien que la Loi sur les Etudes d’Impact Environnemental de 2002 permette au public d’avoir accès aux rapports des études d’impact, il semble que les Bureaux locaux de Protection de l’Environnement soient peu disposés à les rendre publics. Ce défaut de transparence et de participation du public à la politique environnementale affaiblit la légitimité des autorités publiques et décourage la population de participer utilement à la mise en oeuvre de cette politique. Etant donné la taille du pays, les contrôles sont très insuffisants et les fonctionnaires n’appliquent pas toujours les règles décidées du haut. (Voir dans  le roman le rôle du maire). Et les accidents sont nombreux.
  5. Mais les Chinois commencent à se mobiliser contre ces pollutions engendrées par les usines, et les juges n’ont plus peur de punir les pollueurs. Des ONG se créent qui appuient et défendent les villages et les particuliers subissant ces pollutions industrielles. A l’Université des sciences politiques et de droit de Pékin, Wang Canfa est bien placé pour juger des avancées et des limites des nouveaux plans verts chinois : ce spécialiste des lois environnementales supervise un centre d’assistance juridique aux victimes de la pollution…….Quelques 300 actions en justice ont été menées depuis 2011 « Les Bureaux de la protection de l’environnement sont censés publier une liste des pollueurs, et des bilans de pollution. Or, ils refusent souvent, au motif que certaines informations sont confidentielles. On ne peut pas dire qu’ils sont coopératifs. Ils restent des départements subalternes, entièrement sous le contrôle du gouvernement local », explique l’universitaire. Or, interroge-t-il, « comment poursuivre les pollueurs sans données qui font autorité ?“ (Le Monde 31/08/2013 Article de Brice Pedroletti)

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