COOPERATION DECENTRALISEE

Agathe chargée de mission C.I. p. 8 (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

DEFINITIONS

En France

La coopération décentralisée englobe toutes les relations d’amitié, de jumelage ou de partenariat nouées entre les collectivités locales d’un pays et les collectivités équivalentes d’autres pays. Plus généralement, on y inclut différentes formes d’assistance ou d’échanges d’expériences avec des structures publiques locales étrangères pour que ces expatriés établissent des contacts privilégiés avec les collectivités territoriales qui s’y impliquent.

Dans un contexte où la coopération gouvernementale et la coopération multilatérale sont soumises à des critiques sévères de la part d’acteurs non-gouvernementaux, qui les soupçonnent de favoriser des intérêts privés importants (banques, grandes entreprises du Nord), la coopération décentralisée représente une forme de coopération plus horizontale, qui correspond mieux à une nouvelle vision de la gouvernance et notamment d’une Europe des régions.

Les collectivités territoriales françaises actives en coopération décentralisée se réunissent dans des associations comme Cités unies France1, l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE) ou l’Association des agences de la démocratie locale (ALDA), qui forment des cadres où développer leurs programmes de coopération décentralisée. Au niveau international, les deux fédérations concurrentes, la Fédération mondiale des cités unies (FMCU), alors basée en région parisienne et l’Union internationale des autorités locales (IULA), alors basée aux Pays-Bas  ont fusionné en mai 2004 pour former Cités et gouvernements locaux unis, dont le siège est à Barcelone.

(Wikipedia)

  • En Suisse
  • En Europe

ACTEURS

Barké Diallo (interview BL, 2008) : à venir

AGENTS

Coopération Ouahigouya/Chambéry  ( à venir)

AUTEURS

[…] « Principalement axée sur des projets de petite taille, la coopération décentralisée, ciblée, facile à évaluer, proche des populations du Sud comme du Nord, est de plus en plus intense car son efficacité et son effet d’entrainement ne sont plus à démontrer. »

(OLIVIER Guillaume, L’aide publique au développement, Editions Charles Léopold Mayer,2004,p 65).

« [Dans] cette forme de coopération par petits projets , la bureaucratisation des dispositifs et la multiplication des acteurs sont deux facteurs qui, par eux-mêmes, font écran à la communication interne au dispositif du développement et, pire, à la connaissance sérieuse des sociétés locales et à l’évaluation objective des résultats effectifs de l’action. » [Lire la suite]

( MARIE Alain, La coopération décentralisée et ses paradoxes, Karthala ,2005, P.90)

ELEMENTS D’HISTOIRE (France)

1982 – 1995

A partir des années soixante, […] des collectivités françaises commencent à mettre en place, avec des collectivités des pays nouvellement indépendants de l’ancien empire colonial français, des actions de solidarité formalisées en tant que « jumelages-coopération ».

[…] De 1982 à 1986, la coopération décentralisée se développe en prenant appui sur les lois de décentralisation de 1982 […]

En 1985, la création d’un bureau de suivi de la coopération décentralisée au ministère de la Coopération (aujourd’hui intégré à la DGCID du ministère des Affaires Etrangères) manifeste d’ailleurs un besoin de plus grande cohérence. […]

En 1990, à l’occasion d’un sommet franco-africain, le « discours de La Baule » du président Mitterrand, invitant ses pairs à la démocratisation des Etats africains, donne un principe général d’avenir à la coopération décentralisée, les collectivités locales françaises sont ainsi encouragées à soutenir les efforts de démocratisation et de décentralisation et l’émergence de nouveaux, acteurs et partenaires en dehors de la sphère étatique. […]

Les collectivités françaises [réorientent] leur coopération vers des objectifs à plus longue portée : le transfert des compétences (en matière de gestion et de services publics), l’appui direct à la décentralisation (en partenariat avec les nouvelles municipalités locales), l’appui aux associations et aux opérateurs économiques issus de la société civile et la mise en œuvre de programmes multi-sectoriels ayant une assise territoriale, les « projets de développement local » (PDL). La loi d’orientation du 6 février 1992 leur confère, dans cette perspective, une relative autonomie d’action :

« Les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent conclure des conventions avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements dans la limite de leurs compétences et dans le respect des engagements internationaux de la France ».

Cependant, dans le souci d’une certaine cohérence et de l’élaboration d’une « doctrine » et d’une « méthodologie », la mise en place, en 1995, d’une Commission Nationale de la Coopération Décentralisée (CNCD) répond au besoin de tenir à jour un état de la coopération décentralisée et d’instituer une concertation permanente entre l’Etat et les collectivités territoriales.

(D’après Alain MARIE, La coopération décentralisée et ses paradoxes, Karthala , 2005,  P.32/35).

CAS

Coopération Bamako /Angers (dans Autrement » Survivre » P. 65) : à venir

FGC

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