CHANTIER SOLIDAIRE

Agathe agent S.I., p. 12 (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

DEFINITIONS ET USAGES

Des associations proposent à des jeunes de 18 à 35 ans des séjours courts dans les pays du Sud. Ces séjours sont basés sur l’échange avec des jeunes du pays d’accueil et s’inscrivent dans des perspectives de type humaniitaire : construction, aménagement ou réfection d’écoles, de centres de santé, de maison de jeunes, cours de français, de reforestation.

(Guide Ritimo )

Deux cas de figure:

  • Soit le partenaire local a été à l’origine du projet. Le projet a alors été préparé, le plus souvent, « AVEC EUX », les jeunes de là-bas ;
  • Soit le projet est celui du (des) voyageur(s). Le projet a été préparé, plus ou moins, « SANS EUX », hélas

Dans les deux cas, le mieux est, quand on est sur place, de profiter de leur expérience et de leur connaissance du terrain pour écouter, faire le point et réfléchir ensemble, avant de se mettre au travail.

QUE DISENT LES ACTEURS

Les Ententes ont eu, depuis leur création (1977) jusqu’à aujourd’hui (2009), des relations constantes avec de nombreux volontaires du Nord, qu’ils soient des jeunes urbains ou des paysans expérimentés de France, d’Europe et d’autres pays .

Un partenariat qui a fait connaître aux uns et aux autres les modes de vie du Nord et du Sud. Le SCI français a également développé un programme de formation pour les responsables. De ces échanges de paysans à paysans et des chantiers où des jeunes du SCI viennent partager la vie dans les villages, nous avons retenu deux résultats importants. En premier lieu, les visiteurs prennent totalement en charge les coûts de leur voyage et vivent dans les villages pour mieux comprendre et partager le fonctionnement de nos sociétés. Ainsi ils sortent des clichés préhistoriques des « nègres sauvages » et des « africains mendiants et paresseux ». Deuxièmement, les villageois ont découvert des  » blancs travailleurs « , qui peuvent vivre comme nous dans des conditions matérielles difficiles. Des blancs qui apprécient la nature et nous interpellent sur les clichés de leur pays où tout le monde serait riche et heureux .
(Mamadou CISSOKHO, Dieu n’est pas un paysan. 2009, p. 158)

Interrogations quant à l’utilité du travail fait là-bas

« Personnellement, j’admire la disponibilité que mes concitoyens déploient envers les jeunes Européens à une période pourtant très chargée – l’hivernage -, et je serais heureux que les Européens en soient pleinement conscients ».
(Demba, Inter-Ententes, Sénégal)

« Je ne vois pas comment on peut partir trois semaines et être « utile ». Il faut déjà du temps pour comprendre les gens, s’acclimater à la communauté, se faire accepter ».

(Annabelle, étudiante de retour du Paraguay)

QUE DISENT DES AGENTS

Répondre à une initiative locale en cours plutôt que « faire du neuf »

« Un groupe nous a demandé un projet à réaliser lors d’un chantier à organiser avec nous. J’ai discuté avec mes camarades pour savoir qu’est-ce qui peut aujourd’hui nous être utile, et qui pourrait intéresser nos partenaires pour qu’ils viennent ici ? Et ensemble on s’est dit qu’en ce moment un accent est mis sur la formation, et qu’on voulait des outils pédagogiques pour renforcer cette formation ». (Paul, animateur, burkinabé)

« Dans leur premier mail vers le Sud, dans 90% des cas, les jeunes du Nord demandent : « De quoi avez-vous besoin ? » Plus intéressant serait de pouvoir formuler dès le départ une question du style : « Qu’est-ce qui est important pour vous ? » Ces premiers instants, les premiers échanges sont capitaux. Il serait plus intéressant de repérer un train qui est déjà parti, quelque chose de déjà commencé et est pris en charge sur place ». (Marc, formateur)

D’un côté il y a le « projet » proprement dit (avec son budget et des comptes à rendre) et, de l’autre, la « démarche pour rencontrer ». Ce sont deux faces d’une même pièce. Les futurs voyageurs peuvent faire un projet (x) ou (y) et ce n’est pas dramatique s’il ne correspond pas tout à fait à leur idée de départ, dans la mesure où – par contre – leur démarche de rencontre est bien préparée. (Bernard Lecomte)

Le dessein d’organisateurs de chantiers

Nous considérons le chantier comme faisant partie d’un processus. Celui-ci débute par la formation des volontaires avant leur départ, il se poursuit par le chantier. Nous espérons que, lorsqu’ils rentrent chez eux, l’expérience vécue les rende socialement actifs, avec une vision critique sur le monde actuel. (Plaquette du Service Civil International)

OUTILS

Pour préparer et évaluer un projet de voyage : fiches 9 et 12 de Voyageur Solidaire. Pour les télécharger, cliquez ici : VS_fiches-9-12

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